Lignes rhénanes · Tome I
Bombes et berceauxMarie-Gertrude de Hertmanni · baptisée Cologne 1675 · décédée 1713/1714
Une fille de juriste colonais épouse en 1701 un maître de forges ardennais, devient veuve à vingt-six ans, dirige seule pendant cinq ans une usine à munitions qui coulait boulets et bombes pour la guerre de Succession d’Espagne — puis disparaît si complètement de la mémoire de sa famille que la date même de sa mort demeure ouverte.
Ceci est l’atelier d’un livre en préparation. Il suit une seule femme à travers les archives de deux pays et de trois langues. Ces pages ne sont pas un texte achevé, mais le travail de sources qui le porte : les actes lus, les questions encore ouvertes, les erreurs corrigées. Chaque affirmation porte sa source et son degré de certitude.
Les degrés
Rien ici ne vaut également. Chaque donnée relève de l’un de quatre degrés — la seule discipline qui distingue ce projet des arbres librement recopiés du web.
T1 acte d’archive T2 érudition imprimée T3 arbre dérivé Q en quarantaine, jusqu’à ce qu’un acte le porte
Entrées
Marie-Gertrude de Hertmanni
La personne autour de qui tout tourne. Baptisée à Saint-Kunibert, mariée à Juliers, veuve dans les Ardennes — et, dans une maison pleine de portraits d’ancêtres, elle-même sans image. Ce qui reste, c’est sa main : posée quatre fois au bas de ses propres écritures de procès.
Questions ouvertes
Ce que le livre ne sait pas encore et laisse honnêtement ouvert : quand elle est morte, à quoi ressemblait son blason, quel mois figure sur une quittance de 1714. Des cas, non des affirmations — et qui sait quelque chose est invité à écrire.